Bien gérer ses eaux pluviales
La récupération des eaux pluviales

La récupération des eaux de pluie n’est pas uniquement un geste citoyen pour l’environnement, elle vous permet aussi de faire des économies substantielles au niveau de votre consommation d’eau.
Si on se réfère à la pluviométrie moyenne de 2025 (600mm), un toit de 100 m², pourrait récupérer 60 000 L d’eau de pluie par an.
Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de votre habitation, l’eau de pluie ainsi récupérée peut avoir bien des utilités.
Elle est le plus souvent employée pour arroser un jardin, laver une terrasse ou une voiture.
L'infiltration des eaux pluviales
Si le terrain est propice, il est vivement conseillé d’infiltrer les eaux pluviales à la parcelle, plutôt que de la rejeter vers le collecteur d’eaux pluviales.
Pourquoi ?
- Coût de raccordement,
- Limitation de la pollution entrainée par le ruissellement des eaux,
- Désengorgement des réseaux collectifs d’eaux pluviales.
Combiner un système de récupération des eaux (vu précédemment), avec une surverse de celui-ci (trop plein) vers un puisard ou une tranchée drainante, constitue une solution optimale.
La tranchée drainante
C'est un ouvrage linéaire rempli de matériaux poreux vers lequel les eaux de pluies sont recueillies par ruissellement.
La zone d'infiltration doit être éloignée à minima de 2m du bâti, avec un drain (tuyau percé) posé et enrobé de matériaux drainants type grave drainante (indice de vide de 30%)
Eviter toutes plantations d'arbres et de clôtures à proximité de la tranchée
Le Puisard
C'est un puits permettant l'infiltration des eaux pluviales en profondeur au travers des couches de sols. Il est donc important de connaitre la nature du sol car l'infiltration en profondeur peut provoquer des désordres sur un terrain pourvu de gypse par exemple. Renseignez-vous ou demander une étude de sol avant d'entreprendre ce type de travaux, car il est possible que ce type d'infiltration soit interdit sur votre zonage.